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Numéro d'immatriculation de l'entreprise : 514 278 365 00010

(numéro SIREN, SIRET, code APE ou NAF)

Teahupoo, sa vague et ses taxi-boats

 

La vague de Teahupoo à Tahiti est une des plus belles du monde, une des plus dangereuses aussi. Le spot est pris d'assaut lors du Billabong Pro, chaque année en août. Et le reste de l'année, il s'y passe quoi à Teahupoo ? Réponse.

 

Le spot de Teahupoo est devenu au fil des ans une attraction planétaire, avec comme fabuleuse vitrine le Billabong Pro Tahiti, la traditionnelle septième manche du circuit pro qui se déroule chaque année au mois d'août. Dans la passe d'Hava'e, c'est un nuée de bateaux qui prend possession des lieux, à quelques mètres de la vague, le fameux monstre. Parmi tous les "boats", il y a ceux des médias - au nombre de deux -, celui de la WSL, des sponsors comme Billabong, Quiksilver, Rip Curl ou bien encore Hurley, celui tout au fond du boss Raimana van Bastolaer. Et au milieu de cette jungle sur l'eau, arrivent à se frayer un chemin les "taxi-boats". Ils sont environ sept ou huit, et ils transportent toute la journée une horde de badauds (en grande majorité des résidents français de l'île), curieux de voir de leurs yeux cette fameuse vague un jour de compétition. Histoire aussi de ramener quelques photos.

Parmi ces bateaux, celui qui est souvent le mieux placé, et l'un des plus imposants, est celui de Cindy Drollet, la soeur de la légende Manoa et du jeune chargeur Matahi. Elle habite une belle petite maison en face de la Marina de Teahupoo (le port de pêche) et donc non loin du spot. Pendant la compétition, elle et Matahi font le taxi. Si Matahi n'a pris le relais du paternel Bjarn que très récemment, Cindy a commencé son activité de taxi boat il y a 5 ans, une fois avoir passé le BC 200, brevet de capitaine indispensable.

 

 

Les jours "ON", et surtout les week-ends, la petite entreprise familiale tourne à plein régime. Cindy, qui ne fonctionne d'ailleurs que sur réservation, peut accueillir 12 personnes à bord sur son Te Ava Iti de couleur bleue. Elle effectue en moyenne 8 allers-retours dans la journée à raison d'1h sur le spot, face à la vague, le tout pour 2000 francs CFA (soit 16,70 euros). «Les gens veulent voir la vague, nous dit-elle. Ils ne connaissent pas forcément les surfeurs, et ne savent pas forcément comment ça marche. Donc quand on arrive sur le spot, je leur explique bien certaines choses comme le principe de la faille, pourquoi Teahupoo est connu.»

 

 

 

Les gros swells se font rares

Le reste de l'année, sorti des trois-quatre voire cinq jours de compétition, l'activité à Teahupoo est assez ralentie. La vague est de toute façon en sommeil de novembre à avril. « Chopes » ne fonctionne donc que six mois dans l'année, car ce n'est que durant l'hiver polynésien qu'il peut y avoir de gros swells. «Quand c'est ça, il y a du monde, confirme Cindy. Quand je sais qu'il y en a un qui arrive, je fais une com' spéciale sur les réseaux sociaux. L'activité dure une journée et tu as l'occasion de remplir ton bateau.»  

Sauf que les gros swells sont très aléatoires. Et, depuis un an, le monstre ne rugit que rarement. «Cette année, nous n'avons pas encore eu de gros swell, regrette Cindy. L'année dernière il n'y en a pas eu beaucoup. Les bonnes années, on peut compter sur trois swells. Ça fait peu.» A l'instar des surfeurs pros, la Tahitienne checke les prévisions marines tous les jours, en espérant voir arriver enfin une grosse houle.

 

Quand un swell d'envergure débarque, Teahupoo est alors en ébullition. Les surfeurs étrangers débarquent du monde entier pour tenter de dompter le phénomène. Shane Dorian, Laird Hamilton, Benjamin Sanchis ou bien encore Jamie Mitchell n'hésitent pas à traverser la planète pour un ride aussi dangereux que magique. Les taxi-boats sont alors au taquet. «Ces journées là sont assez particulières, explique Cindy. Les vagues sont énormes, il faut faire très attention. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai pas eu de souci, je touche du bois.» A la barre de son bateau, Cindy reste constamment en alerte. Sur un spot comme Teahupoo, les dangers peuvent très vite arriver. «Tu ne dois pas baisser la garde une seconde, tu dois toujours regarder au loin pour s'assurer qu'il n'y a pas une série qui arrive, notamment le bowl d'ouest. Le soir, tu es lessivée.» A Teahupoo, les surfeurs ont du mérite, les taxi-boats aussi.